Résultats de la thérapie cellulaire dans le cadre de la MH
La greffe expérimentale de neurones ne présente aucun avantage pour la maladie de Huntington.
Mis en ligne le 4 octobre 2020

Entre 2001 et 2010, quarante-cinq personnes en France présentant des symptômes précoces de la maladie de Huntington se sont portées volontaires pour une étude visant à évaluer l'intérêt de la greffe de neurones (essai MIG-HD).

La technique testée a consisté à implanter dans le striatum des patients des cellules neuronales fœtales qui se différencient en neurones fonctionnels et établissent des connexions avec les neurones résiduels.
Celle-ci ne permettait pas de guérir de la maladie mais il était envisagé qu'elle pourrait stabiliser ou restaurer des fonctions.

Les résultats de cette étude ont été publiés au mois de juillet 2020.
Malheureusement, le traitement n'a pas amélioré les symptômes des patients MH, ni ralenti la maladie, et la chirurgie a provoqué des effets secondaires graves chez certains participants.

Bien que le traitement expérimental n'ait pas été efficace, cette nouvelle n'exclut pas la recherche sur les cellules souches comme stratégie de traitement de la maladie de Huntington.
En effet, dans les décennies qui ont suivi, alors que ces patients étaient étroitement surveillés, il y a eu des progrès technologiques majeurs, y compris la capacité de créer un type de cellule souche adulte reprogrammée qui éliminerait le besoin de tissu foetal.
Certains des défis de cet essai récemment publiés, comme le rejet de la greffe par le corps de la personne, pourraient être contournés en utilisant les propres cellules d'un participant.

Les auteurs suggèrent que la recherche doit « retourner sur le banc » avant une autre tentative chez l'homme, mais l'étude a cependant conduit directement au développement de procédures chirurgicales améliorées, et les leçons apprises guideront certainement les futurs essais sur la MH et d'autres maladies du cerveau.

Traduction Libre (Michelle D.)

Source :   Site HDSA